Quai Léon Sécher
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Un affluent sous influence

 Dans ces temps anciens où l' on préfère aux chemins cahoteux, pour le transport des hommes et des marchandises, la voie fluviale, la Sèvre connaît son heure de gloire. Les marchands l' empruntent pour gagner Nantes, s' épargnant ainsi les fatigues et dangers des chemins.
En échange de la farine, du foin et du vin apportés, les embarcations repartent chargées décoiffes, de chaux ou d' engrais jusqu'au Port Domino. La destruction de l'ecluse de Vertou en 1797 met un terme provisoire à ce commerce florissant.

 Lorsque celle-ci est reconstruite en 1839, plusieurs dizaines de bateaux reprennent ce trafic quotidien entre ville et campagne, faisant de nouveau de la Sèvre un axe important pour l' économie locale. Cela durera une vingtaine d' années, jusqu 'à ce que les chemins de fer fassent valoir leur rentabilité.

 Les navigateurs le savent : la Loire est un fleuve redoutable dont il faut sans cesse se méfier. Ses crues, fréquentes et imposantes, rendent la vie sur les rives difficile. Ceci n' est pas sans conséquence pour la Sèvre, dont le seul et unique pont, celui de Pont-Rousseau, s' est écroulé plus d' une fois, victime de l' envasement ou de l' érosion des berges.
En 1770, les pluies torrentielles qui s' abattent deux jours durant la font sortir de son lit et dévaster cultures, ponts et habitations !

 Pauvre Sèvre ! Quand elle ne déborde pas, on la découvre ensablée ! Durant des siècles, avec patience et fatalisme, les riverains essaient de la maîtriser, de la rendre navigable et moins sujette aux colères de son imposante voisine..
Mais il faut attendre le siècle dernier pour qu' enfin la Sèvre, rivière soumise aux caprices de la Loire et du temps, soit stabilisée.

 

 
 

Le pont de la Morinière

 Le temps des guinguettes et des hirondelles

 Un quotidien de cuir et de suif

 Métiers de Sèvre

 
 
 
 
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