Quai Léon Sécher
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Le pont de la Morinière

Jusqu' à la fin du siècle dernier, pour passer d' une rive à l' autre de la Sèvre, il faut se rendre par le chemin de halage jusqu 'a Pont-Rousseau. Construit vraisemblablement au moyen-âge, ce pont à tablier en bois connaît une histoire mouvementée :
les crues trop violentes le laissent plus d' une fois inopérant et en 1793, les républicains en lutte avec les insurgés vendéens l' aménagent en pont-levis.

 La construction du pont de la Morinière a posé, quant à elle, de nombreux problèmes politiques et techniques.
Tout d' abord les édiles, saisis en 1869 par une pétition, en rejettent l' idée estimant que le bac existant répond correctement aux besoins de la population des environs.
Le projet d' établissement d' une gare à Saint-Sébastien redonne vie au projet car un pont en aval de la Morinière permettrait alors, pour se rendre à Pornic, d' éviterà la fois l' octroi de Pont-Rousseau et les troupeaux de boeufs et moutons engorgeant la route.

 En 1880, tout s' accélère : le conseil municipal de Rezé décide d' exproprier une partie des terrains de l' industriel Suser, malgré les protestations de celui-ci. Les travaux débutent l' année suivante, durent une année, mais dès 1883, on doit supprimer remblais et parapets afin d'éviter que le malheureux pont... ne s' écroule !

 Aujourd'hui, grâce à la retenue du bouchon vaseux de la Loire en amont, l' édifice est solide. Mais l' inquiétude s' est reportée sur les berges et quais puisque l' envasement de la Sèvre et l' abaissement de la nappe phréatique menacent encore les deux belvédères du quai Léon-Sécher.

 

 
 

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